« On grandit lorsqu'on est malade ou lorsqu'on souffre, lorsqu'il faut faire face à une perte douloureuse. On grandit si l'on ne se met pas la tête dans le sable, mais au contraire si l'on accepte la souffrance en essayant de la comprendre, non pas comme une malédiction, mais comme un cadeau fait dans un but précis »
Elisabeth Kübler-Ross, médecin

Pour me connaître, il faut lire, ''Entre les ligne '', juin 2009

vendredi 3 juillet 2009

Cette source...



Voici un exemple de cette source...

Mercredi soir, fête du Canada, nous nous préparions moi et mon chum à une petite soirée tranquille, film et dodo, travaillant le lendemain. Mon fils le plus vieux arrive avec un chum, puis un autre chum arrive, puis quelques autres, pour se retrouver avec le salon plein de chums se regardant dans le blanc des yeux...

Le plan A pour la soirée était la pêche, le ciel était menaçant, du tonnerre, des éclairs; '' alors les gars, quel est votre plan B ?

Les plans B c'est pour les loosers !

Alors quel est votre deuxième plan A ?

On devrait jouer au jeux des Paysans et des loups-garous... Ouais !

Chacun se souvient y avoir déjà joué, un jour ou l'autre, personne n'a le jeu en main, alors on coupe des cartons on inscrit les personnages sur les cartons et on s'installe...

Mom, Dad, y manque de joueurs... On a besoin de vous allez on vous attend !

C'est un jeu où la nuit, on ferme les yeux, le loup tue sa première victime, la sorcière a le droit de la sauver ou non, ou de tuer une autre victime, au lever du jour, le maître du jeu nous fait ouvrir les yeux, nomme la victime et le loup espère avoir tué un paysan...

De jour, les paysans se consultent, il y a négociations, et décident qui ils tueront et espèrent que ce soit bien le loup et non un des leurs... Encore, la sorcière a le droit si elle ne l'a pas fait d'utiliser sa potion de vie, de sauver la personne, de ne pas agir ou de tuer quelqu'un d'autre, espérant tuer le loup... Si le chasseur est tué, il tue un autre personne... Encore espérant que c'est le loup... Les gens se défendent ! Puis il y a le maire du village qui a deux votes, s'il est tué, il donne ses deux votes, espérant ne pas les donner au loup !

Le tout sur une musique de fond, une musique Celtique que les jeunes qualifient d'écoeurante, de débile, de mentale... N'oubliez pas que dehors, il tonne, il éclaire et la moitié du temps le jeu se déroule les yeux fermés ! Et en plus par moments, il y a des pannes d'électricité, comme sur demande.

Quel plaisir, que de rires, nous avons passé une soirée magnifique, il m'ont fait veiller jusqu'à 11h00, moi qui devais être au bureau pour 9h00 le lendemain !

Ces moments sont pour moi, de belles joies, certains de ces jeunes je les connaît depuis qu'ils ont 5 ans... Je les aime. Ils font partie de cette source qui me fait oublier les moments difficiles, oublier les douleurs, et croire en des jours meilleurs !

Regardez ces visages, ils sont imprégnés dans mon coeur !

Merci mes amours, d'être dans ma vie xoxox





photo de S.T.

mercredi 1 juillet 2009

Amour



J'ai un conjoint spécial !
Je l'ai toujours dit... AVANT d'être malade j'ajoutais que je le méritais :)
C'est mon meilleur ami, un Papa merveilleux, et un homme extaordinaire !

Mais depuis la maladie, c'est encore plus concret...
Il y a deux ans, lorsque nous nous sommes rendus, pleins d'espoirs au CHUS pour une intervention au Gamma Knife, qui avait disait-on de bons résultats sur les personnes souffrant de la névralgie du trijumeau, j'étais vraiment dans un piteux état...

Tout ce que je pouvais lui répéter constamment c'était merci, merci et encore merci...

Puis, je suis tombé en faisant du lèche vitrine sur un coussin, il y avait une petite porte qui ouvrait sur un texte qui disait ce que je ne pouvais lui dire mais ce que je ressentais ce moment même. Je le partage avec vous:

En ouvrant la petite porte était écrit:


LE SENTIER DE L'AMITIÉ

La vie est un sentier rempli de détours et d'intersections.

Les rencontres heureuses y sont nombreuses, mais rares sont celles, plus précieuses, qui nous élèvent au-dessus du chemin quotidien.

Bien haut il y a ton amitié, comme une lumière qui me suit sur mon sentier.

Tantôt un ruisseau à enjamber, tantôt une falaise à contourner.

Mais peu importe car je vois toujours devant une clairière où me reposer, un espace à ton image pour respirer.

Dans l'ombrage tu me guides, et dans les plus beaux paysages c'est souvent à toi que je rends hommage.

Comme une âme soeur sur mesure, qui connaît toutes mes blessures, tu me permets d'exister sans mon armure.

Ainsi sur mon sentier, je peux ouvrir les ailes et m'envoler. (Denis Meunier)

Je lui ai fait emballer, le coussin est sur notre lit...




lundi 29 juin 2009

Lire entre les lignes




Où es-tu, comment te portes-tu,
Toi que j'ai porté

Il y a 20 ans, nous avons décidé que je laisserais le travail pour m'occuper de la grande famille que nous voulions, nous avions à ce moment une petite fille de 1 an.
Nous leur donnerions tout, tout... Le meilleur, du temps et de l'amour, l'essentiel quoi.

Quelques mois plus tard est arrivé le deuxième, il est resté 15 heures...
Quel deuil... Nous avions 25 et 26 ans... Nous l'avons bercé, touché et pleuré...
Il est venu, parti, mais fera parti de nos vie et de notre famille pour toujours.
Nous avons vécu ce deuil dans une grande sérénité, entouré d'amour, de la petite et de nos parents et amis.

Un an après arrivait le troisième, Merci la Vie, en santé et beau comme un coeur, le portrait tout craché de son frère décédé.

Un ans et 1/2 après nous arrivait un autre petit miracle, un vrai petit clown, d'une douceur, d'une tendresse, d'une curiosité, quel bonheur, quelle chance.

Nous n'aurions pas la grande famille voulue, mais nous avions une belle famille, 3 beaux enfants en santé, Merci la Vie, nous en prendrons soins, ils aurons le meilleur.

Toi que j'ai tant aimé
Toi que j'ai tant bercé

Donne des nouvelles, je les attends, tous les soirs
comme ces histoires que j'ai tant racontées

Toi que j'ai tant aimé
Toi que j'ai tant bercé

Donne des nouvelles, je les attends, tous les soirs
comme ces histoires que j'ai tant racontées

Toi et moi, on a bien rit,
On a fait des conneries,
On a fait des biscuits,
Mangé des spagettis,
Coloré des macaronis,
Joué au Monopoly, au Rommoly,
En pâte à modeler on a fait des souris,
En papier mâché, construit des tipis,
On s'est tout dit, on s'est toujours compris...

Nous leur avons tout donné, lait maternel, couches de coton, purées maison, Maman à la maison et Papa heureux et relax le soir en arrivant, n'ayant comme seules pensées sa femme et ses enfants. Quelle belle vie !

Et moi, j'ai décidé au même moment de ne pas me perdre dans ce rôle de mère, je serais la meilleure Maman, la meilleure femme, la meilleure amie, je travaillerais mon couple solidement, mais je travaillerais sur moi aussi...

Donc, je me suis impliquée dans ma communauté, travaillé à mettre sur pied une Agence de Garde en Milieu Familiale, C.A. Maison de la Famille, C.A. Maison pour Femme en besoin,
puis vint les comités d'école, les conseils d'établissement, le hockey, les tournois, la balle, le soccer, etc...
J'ai fait une différence, j'étais solide, intelligente, productive, comme je l'avais toujours été, mais sous une autre forme.


Toi que j'ai tant aimé
Toi que j'ai tant bercé

Puis, ça basculé,

La maladie est arrivée, j'étais au meilleur de ma forme, j'avais perdu les vingt livres de trop après les quatre grossesses, nous étions très actifs dans la communauté...

Puis tout a basculé...
Les médicaments m'ont fait perdre toutes capacités...
Capacités mentales, organisationnels, de concentration, problèmes de vision, problèmes de peur, anxiété, etc, etc, etc, ...

J'ai dû tout laisser tomber les comités, fatigue extrême, peur, panique, anxiété...
J'ai manqué l'année de hockey du petit, moi qui n'avais jamais même manqué une pratique.
J'ai laissé mon chum et mon fils partir seuls pour des tournois hors ville, nous nous étions jamais séparés en 9 ans de hockey... Je n'étais physiquement plus capable de suivre.

Je marchais deux pieds derrière mon chum, et ce quand je sortais, car mes sorties étaient comptées, ne sachant jamais quand la prochaine crise arriverait et comment elle frapperait. Et ce sans compter les autres effets secondaires qui s'accumulaient en augmentant les médicaments pour la névralgie... Entre autre, l'estomac, les intestins...

J'étais devenue l'ombre de moi-même !

Tu t'es perdu,

L'ombre de moi-même...
Plus de sauce à spag dans le congèl, plus de soupe aux légumes, plus de soupe aux pois, plus de cretons maison, plus capable d'organiser ma maisonnée, plus de contrôle sur rien...
Plus capable de prendre aucune décision...

Perdue, totalement...


T'as pris la rue,

Je n'ai pas pris la rue, j'avais mon amour, mes enfants, mes parents, mais combien de fois me suis-je vue dans une pièce blanche de quatre murs avec rien d'autre qu'un petit frigo et de l'eau pour contrer cette maudite sécheresse causée par la médication...
Combien de fois, combien de fois, pour n'avoir rien à penser, n'avoir rien à dire, n'avoir rien à faire, qu'à dormir, dormir, dormir, dormir...

Il aurait fallu,
Te faire soigner...

Je me fais soigner, mais voilà, à ce jour, les médicaments contrôlent mieux mes douleurs, j'ai apprit à vivre avec, mais, je ne suis plus MOI, je ne suis plus la même, moi je le sais, moi je me manque, moi qui ai toujours si bien pris soins de moi...
Moi je ne me reconnaîs plus, la femme forte, si intelligente, si solide, si en contrôle.
L'ombre de moi-même...


Donne des nouvelles, je les attends, tous les soirs
comme ces histoires que j'ai tant racontées

Toi que j'ai tant aimé
Toi que j'ai tant bercé

As-tu trouvé,
Stabilité, acceptation,
Confiance, solidité,
Compréhension, libération,
Une main tendue,
Il aurait fallu...

Faudrait-il... ?
L'opération au cerveau réglerait-elle le problème ?
Je ne sais pas, je ne réussis pas à me concentrer, à analyser, à comprendre...
J'ai beau essayer de voir les pours et les contres, je ne réussis pas.
Pour l'instant on dirait que j'attends une réponse de la vie, de l'haut de là, de je ne sais qui ?
De mes trippes ! Mais rien ne vient.
Je ne sais pas, j'attends...

Donne des nouvelles, je les attends, tous les soirs
comme ces histoires que j'ai tant racontées

Toi que j'ai tant aimé
Toi que j'ai tant bercé

Quand tu trouveras,
Tu reviendras,
Je serai là...

J'espère toujours, qu'un jour, je reviendrai, pour MoI, pour mon mari, pour refaire du vélo, pour reprendre confiance en moi et refaire cette solidité qui me caractérisait, pour mes enfants pour vivre avec eux au maximum, leurs études, leurs unions, leurs enfants, pour les petit-enfants, afin de pouvoir les gâter, leur cuisiner des plats bizarres, comme disait ma fille, mais toujours bons, (en comparaison aux plats congelés qu'elle bouffait chez ses amis), pour mes parents, pour qui c'est supposé être et non le contraire...

J'espère toujours revenir...

ET je te bercerai...

J'espère toujours revenir...

Toi que j'ai tant aimé
Toi que j'ai tant bercé


JE TE BERCERAI...







photo S.T.

dimanche 21 juin 2009

Les vacances...



Les vacances arrivent...

Dans mon état, même penser à partir en vacances, c'est trop...
Je ne me vois pas préparer un voyage, une sortie, je ne réussis pas à me concentrer sur rien.

J'ai récupéré la capacité de lire dernièrement, ''La croix de Morrigan'' le Cercle Blanc.
Du divertissement, un échappetoir, ça fait du bien...

Mais des vacances, un voyage... Puis je suis tombé sur ceci...

Pour supporter, le difficile, et l'inutile
Y a l'tour de l'île, quarante-deux milles, de choses tranquilles  
Pour oublier, grande blessure, dessous l'armure 
Eté, hiver, y a l'tour de l'île, L'Ile d'Orléans... 









photo empruntée...




Je n'écris pas... j'écrirais quoi...?



Qu'il y a un mois j'ai dû augmenter encore la dose de médicament, les crises, devenues trop violentes et trop fréquentes...

On augmente le médicament X car les effets secondaires du médicament Y ne sont plus tolérables, s'il y a une chose, c'est qu'il faudrait trouver un moyen de diminuer la dose de Y.

Trois semaine de répit de crise, puis la voilà, la première, en douceur, puis la deuxième, plus violente, on repart... Les médicaments ne vous font pas Mme, disait le neurologue de Sherbrooke, vous avez essayé plusieurs combinaisons, différentes doses, votre corps s'habitue et les crises reviennent.

Faudrait penser à l'opération au cerveau...

Chaque fois je me dis que cette fois ce sera la bonne dose, on évitera l'opération, chaque fois...

Je suis épuisée par la maladie, mon corps, mes petits soldats sont épuisés, et sur toutes les petits pots de pilules que je gobe tous les jours,
on fournit la liste des effets secondaires, on cite noir sur blanc : fatigue extrème... OK, KO !

Alors il faudrait peut-être...


jeudi 18 juin 2009

Être Ivre


Il faut toujours être ivre. Tout est là:
C'est l'unique question
Pour ne pas sentir l'horrible fardeau
Du temps qui brise vos épaules
Et vous penche vers la terre.
Il faut vous ennivrer sans trève.
Mais de quoi?
De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise
Mais ennivrez-vous!

De Karla, merci


lundi 1 juin 2009

Baudelaire 19e siècle


RECUEILLEMENT

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir; il descend; le voici:
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres, le souci.

Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma Douleur, donne-moi la main; viens par ici,

Loin d'eux. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées;
Surgir du fond des eaux le regret souriant;

Le Soleil moribond s'endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l'Orient,
Entends ma chère, entends la douce Nuit qui marche.

Merci Matante xoxox