Elisabeth Kübler-Ross, médecin
lundi 30 novembre 2009
PÉRIODE DIFFICILE...
lundi 23 novembre 2009
Pourquoi un blog




dimanche 15 novembre 2009
Le difficile Novembre
Vent Hivernal
Vers
1
Jadis c’était l’souffle d’automne qui vibrait dans ma tête /
Maintenant j’regarde dehors tout ske j’vois c’est la tempête /
J’peux pu m’évader, Les bancs d’neige sont imposants /
Dans ma tête chus mélangé, j’comprends pu les composants /
J’laissais faire le contenu, tout ski comptait st’ait l’contenant /
Jt’ais jamais content, j’avais jamais d’comptant /
Pour rembourser les erreurs j’payais toujours avec des chèques /
Trop souvent… J’assumais pas les échecs /
S’pour ça que dans l’temps, j’ai joué avec les dames /
J’embarquais dans des rafios, Sans voile ni rame /
Quand j’regarde par la fenêtre j’constate que hier il neigait /
Même envers moi chus pas honnête, Mais qu’aie-je donc fait ? /
Pour mériter une telle chose, pour éviter une belle chose /
Mais st’au vent glacial, que mon cœur s’expose /
Et c’est ainsi qu’j’explose et j’me répend sur le givre /
Mais faudrait j’prenne une pause, sans cesse glé ou ivre //
Vers 2
Quand j’va fumer ma clop, j’remarque qu’le vent est glacial /
C’est rendu fuck top comme c’est froid l’vent hivernal /
C’est soit l’changement climatique ou mon humeur maussade /
Mais c’est trop énigmatique pour en penser à mon stade /
La saison frappe les émotions, le temps me glace le sang /
J’comprends pu les notions, dis-moi qu’ça pas d’bon sens /
Les temps sont sombres même la neige n’est plus blanche /
C’est la saison sans ombre qui rend les choses étranges /
On s’réchauffe pus au foyer, mais à la flamme du briquet /
On reste qu’des employés à notre flamme de sk’on est /
J’regarde les lumières de Noël et les flocons tomber /
J’repense à ELLE, le passé continue d’me hanter /
L’hiver 2009 aura l’vent du changement /
J’ai tout remis à neuf condamnez-moi si j’ments /
Pardonnez-moi si j’ments quand j’dis qu’tout est sous contrôle /
Mais c’est la saison hivernale j’vais m’contenter d’jouer mon rôle //
Vers 3
Le vent hivernal n’a pas la même définition /
Pour moi c’est infernal le choix, des bonnes décisions /
Les choix qu’j’ai fait étaient peut-être les mauvais /
Les choix qu’j’ai à faire chus pas certain qu’ils vont vous plaire /
Mais la vie n’est pas parfaite ça j’ai déjà vu plus clair /
Mais le temps n’est pas parfait, il y a aussi les hivers /
La neige, la glace, la grippe et le froid /
C’est la saison y’a aussi la mélancolie parfois /
J’met ma tuque pis mon manteau, mais les mains restent gelées /
J’ aurais dû arrêter plus tôt vu qu’maintenant j’reste glé /
Au moins j’m’accepte comme je suis, et toi ?! (écho)
J’ai encore les vrais chums pis j’habite sous un bon toit /
Chu perdu dans ma tête, j’pense, le passé m’a rendu séquelle /
C’est l’temps ou… c’est peut-être à cause d’elle /
J’guérirai ce mauvais temps pour arrêter d’tousser /
Mais j’dois attendre au printemps quand les fleurs auront pousser //
Hook :
Est-ce que chus prêt à affronter cette tempête ?
Est-ce que chus prêt à affronter cette tempête dans ma tête ?
Est-ce que t’es prêt à affronter cette tempête ?
Est-ce que t’es prêt à affronter cette tempête dans ta tête ?
Est-ce que chus prêt à affronter cette tempête ?
Est-ce que chus prêt à affronter cette tempête dans ma tête ?
Est-ce que t’es prêt à affronter cette tempête ?
lundi 2 novembre 2009
Anniversaire de Mariage 2009
Le Mariage
jeudi 29 octobre 2009
lundi 21 septembre 2009
Mist à une nouvelle toune...
Dernière visite chez le docteur...
jeudi 17 septembre 2009
Un surprise de mon fils
Souvenirs de vacances
Y a l'tour de l'île, quarante-deux milles, de choses tranquilles
Pour oublier, grande blessure, dessous l'armure
Eté, hiver, y a l'tour de l'île, L'Ile d'Orléans...
Je suis revenue, reposée, heureuse, tranquille,
et toujours plus amoureuse, de mon chum, et de la vie !
lundi 31 août 2009
Pour Nanou
G. Allwright/L. Porquet
Les lumières s'éteignent
Je reste sur la scène
Un goût de cendre au coeur
Les flots de la musique
Dans ma tête s'agitent
En gerbes de couleurs
Adieu amis courage
On peut vaincre l'orage
Et terrasser la peur
La forteresse tremble
Et les vents se rassemblent
Sur les derniers rameurs
Sous le poids des souffrances
Se lève l'espérance
Et l'arbre de douceur
Il étendra ses branches
En aquarelle blanche
Avec force et ferveur
En dépit de l'histoire
Il faut de nos mémoires
Effacer le malheur
Joignons nos mains nos ãmes
Brisons toutes nos armes
Oublions les rancoeurs
La rive se rapproche
Aux cieux tinte la cloche
Pour tous les voyageurs
Sous le poids des souffrances
Se lève l'espérance
Et l'arbre de douceur
La rive se rapproche
Aux cieux tinte la cloche
Pour tous les voyageurs
Sous le poids des souffrances
Se lève l'espérance
Et l'arbre de douceur
De retour de vacances après un mois...
mercredi 15 juillet 2009
Partage des tâches...
lundi 6 juillet 2009
Rien n'arrive pour rien...
En décembre 1982, ma Grand-Mère décédait.
Juliette
Juliette Charbonneau
Juliette Charbonneau Gauthier
J'aimais beaucoup ma Grand-Mère. C'était une femme fière, belle, gracieuse.
Elle était toujours chic, toujours coiffée, tirée à quatre épingles...
Souliers à talons hauts, bas de soie et ses robes, toujours élégantes,
souvent faites par elle-même, elle était une très bonne couturière, toujours parée de beaux bijoux.
Elle était rousse, sa peau était blanche, taches de rousseurs, toute douce et sentait toujours bon.
Petites, elle nous cousait des robes, parfois dans du tissus neuf,
parfois dans de vieux rideaux récupérés, collets crochetés,
parfois dans de ses vielles robes, nous étions toujours très belles moi et ma soeur.
Elle tricotait, tuques, mitaines, foulards. Crochetait châles, dessus de tables,
centres de tables, etc...
Elle a beaucoup travaillé de ses mains, nous en avons eu des mitaines et des foulards.
Et personne n'avait de si belles robes.
J'ai à la maison un châle, une tuque et un foulard. J'ai aussi des taies d'oreiller brodées.
Quand on allait chez elle, je passais des moments à admirer ses figurines Royal Dalton,
ces petits bouquets de fleurs de porcelaine que l'on voit aujourd'hui
chez Birk's ou chez McIntoch & Watt's dans ces cabinets vitrés barrés.
Elle nous servait des chocolats en boîte qui venaient de chez un chocolatier,
et avait des bonbons dans un bol de cristal sur pied.
Elle nous servait de la soupe venant d'une magnifique soupière blanche
décorée d'un paysage bleu, un château entouré d'eau. La soupière est chez moi.
Il y avait le piano et le métronome, ce n'était pas un jouet,
mais parfois on pouvait le mettre en marche et l'écouter et le regarder.
Tout le décor chez Grand-Maman était impressionnant, les cadres or avec du velours
et au centre, une petite porcelaine, une belle dame ou une belle scène,
de belles petites assiettes, encore de jolies demoiselles des temps anciens,
des bibelots peints à la main délicatement bordés or, de la porcelaine de Limoges...
On apprenait à bien se tenir chez Grand-Maman, elle était si fière de nous.
À l'adolescence, moi et elle avions les deux mêmes bracelets au poignet droit,
elle en or et moi en argent, j'en ai encore un que je porte aujourd'hui.
Nous les cognions ensemble et trouvions ça comique.
Quand j'ai eu mon premier travail, je lui ai acheté plusieurs petites choses
dans une boutique près du lieu où je travaillais, c'était de l'art, rien comparé à ce qu'elle avait,
mais elle appréciait beaucoup.
Les dernières années de vie de Grand-Maman n'ont pas été faciles,
elle a été en chaise roulante paralysée d'un côté, elle a perdu l'usage de la parole.
Je ne me souviens pas le temps que ç’a duré...
Son langage ressemblait un peu à ceci... titutituutituuiti, mais ici et là sortait
clair comme de l'eau de roche un... HA MON DOUX SEIGNEUR...
Mais elle parlait beaucoup, même si je ne comprenais pas, parfois elle en riait,
parfois elle s'en frustrait.
Nous allions passer des week-ends moi et Maman, j'étais très près de Grand-Maman,
elle était diabétique, nous le savions, mais à ce stage, nous lui apportions des chocolats
de la chocolaterie, des pâtisseries, et nous lui donnions son petit verre de 7 up qu'elle aimait tant.
Je crois que c'était 7 up et non Sprite, je ne me souviens plus vraiment.
Ça venait en toute petite bouteille, elle le prenait dans un tout petit verre.
Comme son verre d'eau qui venait de la carafe du frigo...
J'ai dans ma chambre à coucher les premiers meubles que mes Grands-Parents ont achetés en se mariant.
Mon mari les a restaurés. J'ai de ces petites assiettes décoratives, des petits cadres,
et plusieurs autres objets décoratifs ayant appartenu à ma Grand-Mère,
dont une chaise, ma chambre est vraiment pour moi très spéciale.
Je suis une grande romantique et tout ce qui a appartenu à Grand-Maman,
ou a Maman, est important pour moi, car une histoire s’y rattache et
je crois, que ce le sera aussi pour mes enfants...
J'ai eu le temps de lui dire que j'étais en amour, que j'étais certaine d'avoir trouvé
mon meilleur ami pour la vie, et que ce serait un papa extraordinaire, je le savais.
Je me souviens de la réaction lorsqu'elle a vu la photo, elle n'a pas aimé,
elle trouvait qu'il avait l'air trop vieux, c'était la moustache.
J'ai dû la convaincre que c'était un homme merveilleux. Et tout ce temps, elle me parle
et me parle, je lui répète que je ne comprends pas, elle comprend, parfois elle en rit,
parfois elle en pleure...
Souvent, durant ces visites, elle m'emmène dans sa chambre, me fais ouvrir différents tiroirs
de son meuble de monsieur, et sortir des boîtes ou des paquets.
Elle me montre ses choses, des choses précieuses, qu'elle garde dans du papier de soie bleu.
De belles sacoches de soirée, en satin ou en soie, parfois perlées, des foulards de soie,
des collets de dentelle, des châles, des gants de toutes les couleurs de très grande qualité.
Que de belles choses! Tout le temps qu'elle me monte ces choses, elle me parle,
comme si je peux comprendre... Puis je remets le tout à sa place. Tel qu'elle me le demande.
Puis une autre visite, elle fait la même chose avec sa garde-robe,
ses belles robes, ses chapeaux dans leur boîte, puis une autre visite, ses bijoux,
elle en avait tellement. Elle me raconte d'où ils viennent, qui les lui a offerts,
le tout sans que je comprenne... Parfois, je réussis à déduire un peu, car elle insiste en mimant.
On passe son bracelet à breloques, combien de fois avons-nous fait le tour des breloques,
leur provenance, leur signification. Une à une revoir les breloques...
Mais jamais elle ne donne rien, tout retournait toujours à sa place.
Puis une journée, elle me conduit à sa chambre, dernier tiroir du bureau de monsieur
en entrant à gauche, un paquet emballé de papier de soie bleu,
elle me parle beaucoup, elle est plus sérieuse, je déballe avec elle,
le premier item est une toute petite capine pour bébé, brodée,
c'est minuscule et magnifique, puis des toutes petites bavettes brodées aussi,
de petits centres de tables, et finalement, je sors du paquet,
la robe de baptême de ma Mère et de mes deux Tantes!
La robe est toute petite, il y a 70 ans les enfants se faisaient baptiser tout de suite,
de nos jours, il faut attendre qu'il y ait assez d'enfants et suivre des cours de préparation, etc...
Donc, la robe, que Grand-Maman a faite elle-même, est toute petite, c'est un petit jupon
puis la robe, elle est beige pâle, avec un petit carré de tulle et du tulle aux manches.
Elle est de toute beauté. C'était merveilleux de voir la robe de baptême de sa Mère...
Grand-Maman, m'a prit les mains comme elle faisait toujours et s'est mise à me parler...
Je ne te comprends pas, tu sais... Je lui ai tellement dit que je l'aimais, mais que je ne comprenais pas...
Cette journée, elle a versé quelques larmes et j'ai remballé le tout.
Lorsque vient le moment de ranger le paquet, elle m'a arrêté,
elle ne voulait pas que je le range, j'ai cru comprendre qu'elle voulait que je le garde,
mais Grand-Maman n'avait jamais rien donné...
J'ai fait venir Maman qui était ailleurs dans la maison afin de voir si Maman
comprenait la même chose que moi et oui, Grand-Maman voulait
me donner la robe de baptême.
Ce fut un peu difficile à comprendre pour tous, puisque Maman avait eu quatre enfants,
ma Tante avait eu une petite fille et jamais Grand-Maman ne s'était séparée de la robe,
et de plus, j'étais la troisième de la famille donc probablement pas la première qui aurait un bébé.
Mais j'étais heureuse, un peu confuse de la façon dont le tout s'était passé,
puisque Grand-Maman avait beaucoup parlé et elle avait pleuré,
mais elle m'avait choisi, c'est vrai que nous étions très proches,
j'allais la voir avec Maman aussitôt que j'avais la chance.
Elle est décédée pas longtemps après, le 28 décembre 1982, je me mariais le 26 octobre 1985.
Le paquet de papier de soie bleu, je l'ai rangé précieusement.
Sarah venait au monde le 12 septembre 1987.
Mais la robe était tellement petite, devait être nettoyée, elle était rangée depuis près de 50 ans, tellement fragile,
et par le temps que nous ayons une date de baptême,
oublions ça, la cocotte n'entre pas dans la robe!
Je me suis souvent demandé ce que je ferais de la robe, de ce merveilleux vêtement
fait à la main avec amour et tendresse, de cette magnifique capine si minuscule...
Aucun enfant ne porterait jamais ces vêtements,
les mettre sur une poupée serait un sacrilège, un manque de respect total
pour ma Grand-Mère... Le paquet resta rangé dans le coffre de cèdre.
Puis Vincent arriva le 15 mars 1989.
En me réveillant de mon anesthésie générale, due à la césarienne d'urgence, la garde me dit,
il est très, très malade... Je le vois dans ses yeux... Je lui demande si elle est catholique.
Elle me répond que oui, je lui demande alors d'aller avec mon mari s.v.p. baptiser mon fils.
Quelques heures après, je réussis à me réveiller assez pour me rendre auprès de lui,
il est plein de tubes, pas moyen de le prendre, de toute façon, je suis prise de nausées,
et trop endormie, amorphe et confuse...
Quelques heures passent, on nous téléphone à la chambre, il faut se rendre auprès de Vincent.
En arrivant, il n'a plus de tube, il est tout enroulé dans une petite couverture,
minuscules bas, minuscule chapeau de laine, on nous le donne,
Vincent est parti, il nous a déjà quitté, il est un ange.
Nous l'avons bercé, pleuré, déshabillé, embrassé, mais sous l'effet de l'anesthésie,
tout se passe trop vite, et nous étions si jeunes, trop jeunes et non préparés.
Jamais nous n’avions imaginé, envisagé...
Que de douleur! Quelle déchirure! Il n'y a pas de mots.
Puis il y a Sarah qui attend son bébé avec impatience, elle ne comprend pas,
elle est triste, voire fâchée...
Et dans une épreuve comme celle l'a, il y a tant de gens a réconforté...
Nous avons dû être si forts...
De retour à la maison, la maison funéraire téléphone, au Québec, le décédé doit être habillé,
bas, et tout, faut apporter des vêtements. Mon mari est allé magasiner, mais de retour découragé,
il n'a rien trouvé digne de son fils, on lui a recommandé d'aller voir dans le linge de « boudchou ».
Si son fils avait vécu, il ne lui aurait pas mis ça sur le dos, alors pas question.
Nous avons pleuré, et moi qui n'arrive pas à me sortir de cet état amorphe, dû à l'anesthésie...
Je me rendors, en me réveillant, j'ai demandé à mon Mari d'aller au coffre de cèdre,
de sortir le précieux paquet bleu, de l'ouvrir et je me suis dit,
Elle, Grand-Maman, ne pouvait pas savoir, mais encore, pourquoi moi?
Peut-être savait-elle, me suis-je dit, voilà, rien n'arrive pour rien...
Je me suis sentie envahie d'une paix intérieure, il sera beau, il sera au chaud, il sera en sécurité. Grand-Maman y veillerait.
J'ai téléphoné à ma Mère, et bien oui, ma Grand-Mère verrait son arrière-petit-fils
arriver au paradis dans la robe de baptême qu'elle avait confectionnée elle-même...
Rien n'arrive pour rien, elle m'a choisi pour recevoir cette robe, et j'en ai eu besoin...
J'aime penser qu'aujourd'hui, Elle veille encore sur moi, avec mon fils qui a 20 ans cette année.
P.-S. Nous avons eu le bonheur d'avoir deux fils en santé après Vincent!
P.-S.2 Il y a quelques années, Sarah me disait que sa fille s'appellerait Juliette.
Elle ne savait pas que Grand-Maman Gauthier telle que je l'ai toujours appelée
se prénommait Juliette. Quelle belle surprise et quel beau cadeau...
(Reste maintenant à lui trouver un homme (chum) digne d'elle!) :)

photo de D.D.